Billet ciné: Le labyrinthe de Pan

novembre 12th, 2006


Wouahou ! Je l’ai enfin eu mon frisson qui m’a donné envie de rédiger un nouveau billet ciné.
Le labyrinthe de Pan. Chef d’oeuvre.
Espagne franquiste, après la guerre. Ofélia est une fillette qui va rejoindre son beau-père (Sergio Lopez), une ordure à la tête d’un régiment réprimant les rebelles dans une maison perdue à la lisière d’une profonde forêt.
Dans les environs, elle y découvre un mystérieux labyrinthe, et apprend que son destin est de redevenir la princesse d’un royaume perdu depuis des temps immémoriaux.
C’est un film poétique, sombre, triste, merveilleux, très violent. Deux histoires s’articulent et se rélechissent; celle d’une jeune fille portée par un torrent historique vers un destin tragique, et celle d’un conte fantastique peuplée de monstres, d’épreuves initiatiques, de magie.
Brillant. L’image n’a rien à envier à une production de Burton, le scénario est d’une finesse absolue jusqu’à la dernière seconde; les acteurs sont parfaits.
Un gros, énorme coup de coeur pour moi.

Billet ciné : L’iceberg

juin 21st, 2006

J’ai une certaine tendresse pour les films dits « bizarres », ceux que les amateurs de Vin Diesel ne vont jamais voir ; ceux qui passent dans des salles dont le nom résonne avec exotisme aux oreilles des fans de tuning ;
Oui je parle bien de ces films dits pour «intellectuels » , où le public se résume à des lycéens en L et à des profs de classes préparatoires ; ces films où le générique ne contient aucun nom qu’on voit régulièrement dans ‘closer’ et où – parfois même – il n’y a pas de violence.
Ces films, dis-je, sont réputés pour leur sobriété, leur intelligence, ou pour leur humour au vitriol.
Ils possèdent tous les charmes que le cinéma dit ‘commercial’ ne peut pas satisfaire faute de contraintes de rentabilité : originalité, thèmes non fédérateurs, politiquement incorrect.

Bref, j’aime les films indépendants .

C’est ainsi que par une belle après-midi de printemps, je m’enfermai dans une salle obscure pour aller voir : ‘l’iceberg’…

Comment décrire ce pantomime grotesque sans dialogues ; ou les gags les plus drôles sont respectivement : un belge entièrement nu (on voit le kiki ; oui oui) qui s’habille en se mettant un slip sur la tête, et une scène de pieds qui dansent en gros plans pendant plus de quatre minutes.
La mise en scène est répétitive et facile, les têtes des acteurs font peur, c’est lourd, et les belges ne sortiront pas grandis d’un film pareil.
Bref 1/5, car c’est tout de même original et quelques plans façon ‘2d’ sont réussis… mais je vois difficilement ce qu’un film pareil apporte dans l’édifice du film d’auteur.