juin 24th, 2006
Ce debut de nouveau site est encore un peu timide; j’ai comme ambition - en plus de gerer mon site musical dont vous trouverez les liens ‘retour au site’ à droite - d’y tenir un journal avec les bouquins, cinés, et disques qui me font vibrer (ou pire).
Donc la patience étant reine, je ne saurais que trop vous conseiller d’en faire preuve en ce qui concerne cette partie du site !
juin 21st, 2006
J’ai une certaine tendresse pour les films dits « bizarres », ceux que les amateurs de Vin Diesel ne vont jamais voir ; ceux qui passent dans des salles dont le nom résonne avec exotisme aux oreilles des fans de tuning ;
Oui je parle bien de ces films dits pour «intellectuels » , où le public se résume à des lycéens en L et à des profs de classes préparatoires ; ces films où le générique ne contient aucun nom qu’on voit régulièrement dans ‘closer’ et où – parfois même – il n’y a pas de violence.
Ces films, dis-je, sont réputés pour leur sobriété, leur intelligence, ou pour leur humour au vitriol.
Ils possèdent tous les charmes que le cinéma dit ‘commercial’ ne peut pas satisfaire faute de contraintes de rentabilité : originalité, thèmes non fédérateurs, politiquement incorrect.
Bref, j’aime les films indépendants .
C’est ainsi que par une belle après-midi de printemps, je m’enfermai dans une salle obscure pour aller voir : ‘l’iceberg’…
Comment décrire ce pantomime grotesque sans dialogues ; ou les gags les plus drôles sont respectivement : un belge entièrement nu (on voit le kiki ; oui oui) qui s’habille en se mettant un slip sur la tête, et une scène de pieds qui dansent en gros plans pendant plus de quatre minutes.
La mise en scène est répétitive et facile, les têtes des acteurs font peur, c’est lourd, et les belges ne sortiront pas grandis d’un film pareil.
Bref 1/5, car c’est tout de même original et quelques plans façon ‘2d’ sont réussis… mais je vois difficilement ce qu’un film pareil apporte dans l’édifice du film d’auteur.
juin 21st, 2006
Autant le dire tout de suite, le dernier film d’animation des ex babas de chez pixar est un film moins accessible aux enfants que ses prédécesseurs Nemo ou Indestructibles.
Le décor: la mythique route 66, et une bourgade restée intacte depuis les 70’s.
On y retrouve l’Amérique qui sent bon Jimmy Hendrix, la country music, et les chemins d’asphalte se fondant dans le brouillard lointain du désert.
Non content de faire preuve une fois de plus d’une virtuosité technique absolue et inégalée, le réel élément magique de ce film est que ses personnages mécaniques - métaphores évidentes de la fusion entre les conducteur et leur véhicules - possèdent chacun une veriatble “âme” leur conférant un caractère propre; de Sally la porche féline à Matt le gentil tacot débile.
Certains décrieront la morale convenue de fin du film: “Les amis c’est bien”… mais honnêtement on s’en fout ! Le film est brillant, drôle, inventif à chaque seconde, touchant, du moment où le projecteur s’allume jusqu’à celui ou il s’éteint.
note:4/5 donc pour ma première critique cinéphile : un bijou visuel aussi agréable à voir qu’écouter du John lee Hooker sur une nationale américaine déserte dans un vieux pick-up rouillé.
Mention spéciale pour la voix féminine incarnée par Cecile de France (quel glamour …) et le court métrage d’introduction “One man band” qui m’a laissé sans voix et décroché les applaudissements du public au bout de cinq minutes de projection.